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Douleur et Analgésie

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 ARTICLE VOL 4/3 - 1991  - pp.79-86  - doi:10.1007/BF03004033
TITRE
Rôle du polymorphisme de l’oxydation type débrisoquine dans la biotransformation de la codéine en morphine et dans son effet antalgique

RÉSUMÉ

Bien que la codéine, antalgique d’usage courant, serve souvent de référence lors d’études évaluant l’efficacité d’autres analgésiques, les modalités de son action ne sont pas élucidées. Des données expérimentales laissent supposer que son activité analgésique est probablement liée à sa biotransformation en morphine. Nous avons caractérisé l’enzyme gouvernant cette réaction, le cytochrome polymorphique P-450 type débrisoquine (P-450 IID6). Cet enzyme est absent chez 10% des Caucasiens environ et son activité peut être inhibée par de nombreux médicaments fréquemment employés comme co-analgésiques dans le traitement de la douleur. Afin d’évaluer les implications cliniques de cepolymorphisme génétique, nous avons recouru à un modèle de douleur expérimental basé sur un réflexe polysynaptique (R-III) induit par une stimulation électrique transcutanée du nerf sural. Une étude en double insu et contrôle croisé nous a permis de démontrer l’inefficacité analgésique de la codéine chez les sujets au cytochrome P-450 type IID6 déficient. Les implications cliniques de cette observation sont l’inefficacité de la codéine dans les circonstances fréquentes de mauvaise métabolisation génotypique ou de prescription concomitante de médicaments inhibant l’enzyme.



ABSTRACT

Although codeine is a widely used analgesic few studies have addressed the mechanisms whereby it exerts its analgesic effects. Evidences suggest that it might rely upon hepatic biotransformation into morphine. We recently found that the in vitro rate of morphine production was controlled by the polymorphic cytochrome P-450 IID6. About 10% of Caucasians lack this metabolic pathway and many drugs frequently prescribed as coanalgesics in pain treatment can impair the enzyme activity. In order to evaluate the clinical implications of this genetic polymorphism, we assessed the codeine-mediated analgesia through a clinical model of experimental pain based on the recording of a polysynaptic reflex elicited by transcutaneous electrical stimulation of the sural nerve. A double blind controlled study with healthy volunteers revealed the inefficiency of codeine analgesia in phenotypically and genotypically deficient subjects. The clinical implications of this observation are clear and raise questions about codeine as the first choice «weak» narcotic for cancer pain relief.



AUTEUR(S)
J. DESMEULES, P. DAYER

KEYWORDS
Codéine, morphine, cytochrome P450, réflexe R-III, génétique, interactions médicamenteuses

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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