ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Douleur et Analgésie

1011-288X
Vous êtes sur le site des articles parus entre 1988 et 2015 :
» Accédez aux articles parus depuis 2016 «
 

 ARTICLE VOL 14/1 - 2001  - pp.39-47  - doi:10.1007/BF03007508
TITRE
Evaluation critique des modèles expérimentaux de «douleur chronique» chez l’animal

RÉSUMÉ

De très nombreux modèles de «douleurs chroniques» ont été développés au cours de ces dernières années. Ces travaux ont surtout concerné les douleurs neuropathiques et, de façon schématique, les modèles disponibles aujourd’hui peuvent être regroupés en deux grandes catégories. Les premiers, et les plus anciens, peuvent être considérés comme des modèles étiopathogéniques dans la mesure où ils reproduisent une lésion nerveuse (traumatique le plus souvent) ou un mécanisme lésionnel (métabolique ou toxique) que l’on peut rencontrer en clinique. Bien qu’ils aient contribué à fournir de nouvelles hypothèses physiopathologiques, la pertinence et la signification clinique de ces modèles, notamment les modèles de section nerveuse complète qui ont été les plus utilisés, a fait l’objet de nombreuses discussions et controverses. En effet, les modifications comportementales qu’ils induisent (comportement d’automutilation) paraissent très éloignés des observations cliniques. Ceci a conduit au développement de nouveaux modèles qui correspondent davantage à des modèles «symptomatiques» car ils ne visent pas à reproduire une lésion ou une pathologie cliniques, mais une symptomatologie proche de celle observée chez les patients. Ces modèles qui reposent sur la réalisation de lésions nerveuses partielles (constriction lâche du nerf sciatique, par exemple) se sont surtout révélés intéressants pour l’étude des douleurs provoquées (phénomènes d’allodynie et d’hyperalgésie). Ils ont été très utilisés dans le cadre d’études pharmacologiques dont les résultats sont cependant très discordants par rapport aux données cliniques disponibles. Ainsi, si ces modèles ont fait la preuve de leur grande sensibilité à l’action des antalgiques, leur spécificité semble en revanche beaucoup plus modeste, ce qui a fait émettre des doutes quant à leur valeur prédictive et, de façon plus générale, quant à leur signification clinique. Ces modèles correspondent probablement à un ou plusieurs sous-groupes de patients, mais de nouvelles études expérimentales et cliniques paraissent aujourd’hui nécessaires pour mettre davantage en relation les données fondamentales et cliniques.



ABSTRACT

Numerous animal models of «chronic pain» have been developed during the last few years. These studies have concerned mainly neuropathic pain. Schematically, these models can be divided into two broad categories. The models in the first category, can be considered as «etiopathogenic» since the lesion aimed at reproducing, in animals (usually the rat) a lesion (e.g., traumatic) or a pathological mechanism (metabolic or toxic) that can be observed in the clinical context. Most of the pathophysiological hypothesis have been proposed on the basis of studies using these models. However, their clinical relevance and significance (notably those consisting of complete nervous section) have been questioned. Indeed, such nervous lesions induce behavioral changes in animals (i.e. autotomy) which are very different from the symptoms observed in the patients. Such a discrepancy prompted the development of new models which can be considered as «symptomatic». These models consisting of incomplete peripheral nerve lesions (e.g. loose ligature of the sciatic nerve) do not reproduce a lesion or a mechanism that can be observed in the clinic, but the behavioral changes in animals can be compared to those observed in the patients. Numerous pharmacological studies have been performed with these models which allow to evaluate evoked pains (i.e. allodynia and hyperalgesia). However, their predictive value and clinical significance can also be questioned. Indeed, the results of the pharmacological studies were very different from those observed in the patients. It is suggested that these models might correspond to one or several subgroups of patients. However, new experimental and clinical studies are needed to determine the clinical relevance of the results obtained in animals studies.



AUTEUR(S)
D. BOUHASSIRA

KEYWORDS
Neuropathic pains, nociception, animal models, pharmacology

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
• Abonné (hors accès direct) : 34.95 €
• Non abonné : 34.95 €
|
|
--> Tous les articles sont dans un format PDF protégé par tatouage 
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (1,24 Mo)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier