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Douleur et Analgésie

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 ARTICLE VOL 14/1 - 2001  - pp.63-66  - doi:10.1007/BF03007511
TITRE
Morphiniques et système immunitaire

RÉSUMÉ

Les interactions entre le système nerveux central et le système immunitaire ainsi que le rôle important des neurotransmetteurs et des cytokines dans cette communication bidirectionnelle sont aujourd’hui bien admis. Les deux systèmes synthétisent de surcroît certains médiateurs communs, telles les endomorphines dérivées de la proopiomélanocortine et de la proenképhaline A. Les résultats obtenus aussi bien chez l’animal in vivo que dans des expériencesin vitro suggèrent que les opioïdes (exogènes et endogènes) sont doués d’effets immunomodulateurs. L’action immunomodulatrice des morphiniques pourrait être indirecte, par le biais de récepteurs des opioïdes centraux, dont la sollicitation met en jeu des voies de signalisation qui ne sont que partiellement identifiées (axe hypothalamohypophysaire, système nerveux sympathique …), et directe, via les récepteurs des opioïdes des cellules immunocompétentes. La signification réelle des interactions entre opioïdes et système immunitaire n’est pas établie. Les travaux effectués chez l’homme n’apportent pas de réponse à cette question cruciale. De fait, force est de constater que peu d’études fiables (faible nombre de sujets, notamment…) ont été réalisées chez l’homme, et moins encore chez des patients douloureux traités de façon prolongée avec des morphiniques. Néanmoins, malgré leurs insuffisances, les données disponibles n’indiquent pas que les morphiniques au long cours aient des effets immunosuppresseurs majeurs, que ce soit chez des sujets exempts de douleur ou douloureux. Cette constatation peut être rapprochée du fait qu’aucune étude d’ordre épidémiologique n’a pu établir un lien entre toxicomanie aux opiacés et diminution du taux des cellules T CD4+ chez des patients séropositifs pour le VIH. Certains auteurs émettent d’ailleurs l’hypothèse générale que les opioïdes joueraient le rôle d’un frein homéostatique du système immunitaire qui permettrait en réalité à ce dernier d’être plus réactif lors d’une nouvelle agression. Ainsi, les données actuelles ne constituent pas un fort niveau de preuve en faveur d’effets délétères des morphiniques sur les défenses immunitaires des patients.



ABSTRACT

The existence of close interactions between central nervous and immune systems, as well as the preponderant action of neurotransmitters and cytokines in this cross-talk are well documented. In addition, both systems are endowed with several common mediators such as proopiomelanocortin-and proenkephalin A-derived opioid peptides. The immunomodulatory effects of opioids are supported by numerousin vivo andin vitro experimental data. This modulation could be elicited indirectly, via central opioid receptors stimulation and subsequent activation of different, only partially identified, pathways (hypothalamic-pituitary-adrenal axis, sympathetic innervation), or directly through the stimulation of opioid receptors located on immunocompetent cells.

However, the physiological impact of this relationship is still unclear and available data from clinical trials do not supply an unequivocal answer. In fact, only few studies were carried out, most of those on healthy subjects and additional few on patients suffering from chronic painful conditions that were on long-term morphine treatment. Nevertheless, the data reported so far are not in favor of a major impact of prolonged opiates treatment on immune response either in subjects without pain or in patients suffering from painful conditions. It can be also pointed out that no epidemiological data exist to support some relation between opiates abuse and CD4+ T cells decreased levels in HIV positive patients. Several authors hypothesized that following the immune system activation, opioids might act as homeostatic regulators of immune system, thus increasing the reactivity and appropriate responses of the system to a novel aggression. Taking together, the available clinical data do not clearly evidence the existence of some deleterious effect of opiates on patients immune defense.



AUTEUR(S)
E. COLLIN, M. POHL

KEYWORDS
Morphinic compounds, endogenous opioids, immunitary system, opioid receptors

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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