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Douleur et Analgésie

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 ARTICLE VOL 15/2 - 2002  - pp.87-96  - doi:10.1007/BF03009396
TITRE
Traitement morphinique au long cours de la lombosciatalgie chronique rebelle

RÉSUMÉ

L’objectif de cette étude est d’apprécier les avantages et inconvénients d’un traitement morphinique poursuivi au long cours par voie orale chez des patients lombosciatalgiques chroniques. Chez ces patients, l’indication d’un traitement morphinique a été posée au terme d’une enquête diagnostique et évaluative multidisciplinaire, mais aussi à l’issue d’une prise en charge rééducative globale adaptée.

Cette étude rétrospective a été réalisée auprès de 19 patients (âge moyen: 51 ans). Les lombosciatalgies sévères évoluaient depuis 44 mois (extrêmes: 9 mois-7 ans) et persistaient après un geste chirurgical chez 16 patients. Cette morphinothérapie a toujours été poursuivie par voie orale, par sulfate de morphine à une posologie moyenne quotidienne de 160mg (60–450mg). Les résultats de ce traitement morphinique, poursuivi durant une durée moyenne de 15 mois (5–36 mois), ont été appréciés de manière bi-modale, c’est-à-dire au plan médical et au plan psychologique, ceci en terme de soulagement, mais aussi d’incapacités et de qualité de vie. La morphinothérapie orale permet un soulagement global estimé par le patient à 50%; les bénéfices en termes d’incapacités restent modestes; plus significatives sont l’amélioration de la qualité de vie, ainsi que la restauration de l’état thymique.

La poursuite au long cours de ce traitement morphinique, malgré les effets secondaires surtout cognitifs, représente un argument supplémentaire en faveur de la persistance d’une composante nociceptive sévère probablement pluri-factorielle chez ces patients lombosciatalgiques chroniques. Les douleurs apparaissent d’autant plus sévères qu’elles sont la plupart du temps amplifiées par des facteurs émotionnels, thymiques et socio-professionnels réactionnels.

A partir de ces observations et à l’aide d’une revue de la littérature, les auteurs tentent de préciser les prérequis ainsi que les règles d’utilisation de la morphine chez les patients lombosciatalgiques chroniques. Une telle alternative thérapeutique doit demeurer exceptionnelle et surtout ne pas dispenser d’une prise en charge combinée rééducative et psychologique, souvent performante.



ABSTRACT

The objective of this study is to appreciate the advantages and disadvantages of a opioid therapy continued with the long course by oral way among chronic refractory lumbosciatic patients. Among these patients, the indication of a opioid therapy was posed at the end of a diagnostic and assessment multidisciplinary, but also at the end of adapted total restoration program.

This retrospective study was carried out near 19 patients (mean age: 51 years).

The severe lumbosciatic had evolved/moved for 44 months (9 months–7 years) and persisted after a surgical gesture among 16 patients. This morphinothérapie was always continued by oral way, by morphine sulfate to a daily average posology of 160mg (60–450mg).

The output this opioid therapy, continue during one duration mean of 15 month (5–36 month), have be appreciate in way bimodal, medical and psychological, this in term of relief, but also of disabilities and of quality of life. The oral morphinothérapie allows a total relief estimated by the patient at 50%; the benefit in terms of disabilities remain modest; more significant are the improvement of the quality of life, as well as the restoration of the thymique state.

The continuation with the long course of this processing morphinic, in spite of the especially cognitive side effects, probably represents an additional argument in favour of the persistence of a severe noxious component pluri-factorial among these chronic lumbosciatic patients. The pains appear all the more severe since they are amplified most of the time by biopsychosocial reactional factors.

From these observations and using a review of the literature, the authors try to specify the prérequis as well as the rules of use of morphine among chronic lumbosciatic patients. Such a therapeutic alternative must remain exceptional and especially not exempt of an restoration program and psychological combined management, often powerful.



AUTEUR(S)
B. VEYS, A. Bera LOUVILLE, N. GILQUIN, O. DUNETON, I. DUMARQUEZ, M.C. DEFONTAINE, P. LABBE, S. BLOND

MOTS-CLÉS
Lombosciatalgie chronique, morphino thérapie

KEYWORDS
Chronic lumbosciatic, opioid therapy

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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