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Douleur et Analgésie

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 ARTICLE VOL 27/1 - 2014  - pp.46-53  - doi:10.1007/s11724-014-0371-2
TITRE
Imagerie cérébrale et douleur : perception unique, réseaux multiples

TITLE
Cerebral imaging and pain: a single notion, multiple networks

RÉSUMÉ

La « matrice douleur » est ici conçue comme un système fluide composé de plusieurs réseaux interagissant entre eux. Une matrice nociceptive recevant des projections spinothalamiques (principalement la région operculoinsulaire) assure la spécificité somatique de la douleur et est la seule dont la destruction entraîne des déficits sélectifs de la perception thermique et douloureuse. La transition entre une nociception corticale et une douleur consciente dépend d’un réseau de deuxième ordre comprenant au moins les aires insulaires antérieure, pariétale postérieure et préfrontale. Ces régions de deuxième ordre ne sont pas spécifiquement nociceptives : leur stimulation ne provoque pas de douleur, et leur destruction ne crée pas d’analgésie ; leur activation conjointe est nécessaire pour la perception consciente de la douleur, sa modulation attentionnelle et le contrôle des réactions végétatives associées. L’expérience douloureuse immédiate qui s’ensuit peut être tout de même transformée en fonction des croyances, émotions et attentes de l’individu, à travers l’activité de régions de troisième ordre, comprenant des réseaux cingulaires périgénuaux, orbitofrontaux et limbiques. La douleur dont on se souviendra est le résultat d’interactions continues entre ces soussystèmes, et des changements substantiels de l’expérience douloureuse peuvent être obtenus en agissant sur chacun d’entre eux.



ABSTRACT

Here, the “pain matrix” is designed as a fluid system, made up of lots of networks interacting with each other. A nociceptive matrix receiving spinothalamic input (mainly the operculo-insular region) ensures the specific nature of somatic pain, and is the only thing that, if destroyed, results in selective impairment of heat and pain perception. The transition between a cortical nociception and conscious pain is dependent on a secondary network that includes at least the anterior, posterior parietal and prefrontal insular regions. These secondary regions are not specifically nociceptive: their stimulation does not lead to pain and when destroyed pain relief is not generated; their joint activation is necessary for the conscious perception of pain, its attentional modulation and the control of associated vegetative reactions. The immediate pain experience that ensues may even be transformed based on beliefs, emotions and expectations of the individual, through the activity of tertiary regions, including the perigeniculate cingulate, orbitofrontal and limbic networks. The pain that we remember is the result of continuous interactions between these sub-systems, and the substantial changes in the pain experience can be obtained by acting on each of them.



AUTEUR(S)
L. GARCIA-LARREA

Reçu le 31 décembre 2013.    Accepté le 17 janvier 2014.

MOTS-CLÉS
Imagerie cérébrale, Perception de la douleur, Cerveau, Analgésie

KEYWORDS
Cerebral imaging, Perception of pain, Brain, Analgesia

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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